épisode 27

Temps de lecture estimé : 3 min. 48

« LES HOMMES EN BLEU »

Samedi 01h24

Ce chapitre contient : un truc dans le bras – des hématomes – des précisions

Une fois dans le couloir, Bruce se sentit encore plus mal à l’aise quand Mondini lui demanda de s’asseoir. Il reconnut le modèle de la chaise du hall qui n’avait pas résisté à son imposant postérieur.
– Je préfère être debout, please
– Aucune importance. Vous savez pourquoi nos services vous ont appelé ?
– Tony ? Un problème with Tony, right ?
– Raïte! Un problème avec Tony… Il pose souvent des problèmes votre chéri ?
Not at all! Il est une ange !
– Depuis combien de temps il bosse pour vous ?
– Un an, I think.
– Bon, Mondini notait toujours, et vous n’avez constaté aucune infraction, vol, violences verbales, physiques…
Never! Tony est une ange, je vous dis ! Une ange !
– Vous confirmez n’avoir jamais été témoin d’aucune violence venant de votre employé ou contre votre employé ?
– Est-ce que Tony is OK ?
– Répondez à ma question !
– Je veux savoir pourquoi il a le truc dans le bras !
– Votre copain s’est mis dans de beaux draps.
What?
Bruce ne voyait pas le rapport avec la literie.
– Votre Tony a merdé semble-t-il, répondit Mondini. Il est soupçonné d’avoir causé volontairement un grave traumatisme crânien sur la personne de Vincent S. suite à une dispute « conjugale ». Le problème c’est que votre petit protégé nie les faits et que nous n’avons aucune preuve contre lui tant que son compagnon ne se réveille pas. C’est pourquoi il est sous surveillance à l’hôpital et non pas dans nos locaux ! Il affirme que ce Vincent s’est écroulé tout seul dans son appartement et qu’il aurait heurté un meuble avec la tête, un peu léger comme élément de défense ! Enfin, tout cela reste à vérifier. Alors maintenant Monsieur Allen, vous répondez à ma question, Tony est-il à votre connaissance un individu violent ?
Bruce restait sans voix.
My God, Vincent ! I don’t understand…  No, Tony n’est pas violent.
– Il est pourtant couvert d’hématomes sur le visage et le torse, et son nez est fracturé…
Soudain, un mécanisme s’activa dans la cervelle du patron du Saint-Phalle et en un éclair, il comprit la méprise, il agrippa le bras du policier.
– J’ai compris tout !
– Faut savoir, Monsieur Allen, qu’est-ce que vous avez compris ?
– Tout à l’heure, Tony a eu une bagarre au Saint-Phalle !
– Vous revenez donc sur votre déclaration précédente qui affirmait qu’aucun comportement violent n’était à déplorer chez votre employé…
– Oui ! Enfin non ! J’explique :  un homme a frappé Tony après une danse.
– Pourquoi votre employé n’a-t-il pas porté plainte ?
– Parce que… pas grave…
– Connaissiez-vous l’individu qui a agressé votre employé ?
– Euh !
Bruce n’aimait pas balancer mais… :
– C’est un ami de Tony…
– Un drôle d’ami, non ?
– Oui ! Seth, Tony et moi, nous n’avons pas compris…
– Attendez, il y avait un autre témoin de l’altercation ?
– Yes, Seth était là aussi.
– Qui est Seth ?
A friend
– Pourquoi Tony ne l’a-t-il pas mentionné dans sa déposition ?
Because il était sous le comptoir, Tony n’a pas pu le voir…
– Pour quoi faire sous le comptoir ?
Bruce rougit jusqu’aux oreilles, Mondini eut une mine dégoûtée et reprit :
-Vous m’indiquerez ses coordonnées après l’interrogatoire, nous devrons l’interroger… Venons-en aux faits : décrivez-moi précisément les circonstances exactes de l’agression, quand, où, qui ?
– C’était après la danse avec M. Lagios,
– Lagios…
– Hum…Vers 21h30, Tony est sorti dans le couloir et là, bang ! Daniel a sauté sur lui et a cogné son face.
– Donc vous connaissiez l’agresseur ?
Bruce hocha la tête lentement, l’inspecteur continuait :
– Ne vous fatiguez pas pour esquiver ! Vous venez de confirmer les dires de votre employé. Il nous a raconté l’altercation sans pouvoir lui aussi fournir une explication. Il nous a indiqué les coordonnées de ce Daniel, jetez un coup d’œil sur cette fiche et confirmez ce que vous savez. L’individu ne répond pas à ce numéro de téléphone. Dites-moi aussi comment joindre ce Lagios.
Bruce ne savait pas où joindre Daniel mais il connaissait une personne qui saurait sûrement où le trouver.
– Pour Daniel, il faut appeler Julia ! Pour M. Lagios it’s complicated, il n’a pas laissé de numéro.
Bruce expliqua à l’inspecteur Mondini qu’il s’agissait sans doute d’un pseudonyme.
– Merci Monsieur Allen pour ces précisions. Néanmoins, toute cette affaire n’est pas encore très claire, il se peut que je vous convoque à nouveau, cette fois-ci au commissariat.
– Ok ! Je peux voir my Tony ?
– Allez-y !

La suite…

 

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