épisode 10

Temps de lecture estimé : 2 min. 23

«UN ACCIDENT DOMESTIQUE EST SI VITE ARRIVE»

Vendredi 18h50

Ce chapitre contient : Du danger – un  gnou – un  jeu de mots cinématographique

– Merde. Merde. Merde!
Tilly fit bouger ses narines et baissa le son de sa musique.

Merde ça sent le cramé putain !

Elle courut dans la cuisine. Rien sur le feu. Rien dans le four. Même pas un bol de café réchauffé dans le micro-onde.

Putain, c’est quoi ce bordel ?

Tilly ouvrit la porte d’entrée, et à travers une brume épaisse, vit que la fumée provenait de l’appartement de Madame Maslowsky.
– Madame Michalksy ! Madame Michalsky ! cria-t-elle. Madame Michalksky, au feu !

Merde ! Elle est pas chez elle. Quelle grosse conne. Elle met son putain de chou pourri sur le feu et elle se casse ! Putain mais quelle conne !

Tilly sentit d’abord le gnou qui dormait en elle et fut tentée de courir vite. Et loin. Heureusement pour elle, l’esprit de McGyver l’envahit également, passant outre ses instincts primaires.
Vite, l’extincteur !

Tilly saisit l’extincteur de la cage d’escalier et, sans hésiter une seconde, le balança très fort contre la porte. A part un grand bruit et une marque sur la peinture de la porte, pas grand chose.
Merde !
Elle essaya les coups de pieds. Elle essaya les coups d’épaule. Elle essaya les coups d’épaule avec l’extincteur. Une fois de plus avec les pieds. Elle essaya une chaise de chez elle. Un pack de bouteilles d’eau ( ?!). Et puis soudain…

Clic.

Elle tourna la poignée, pour voir. Au cas où.

Merde, qu’est-ce que je suis débiloute. C’était ouvert…

Elle nota sur un post-it mental de faire le tri dans ce qu’elle raconterait à Julia sur cette affaire…

Elle fonça courageusement dans la cuisine, où le choux qui revenait dans une poêle avait des allures de charbon. Elle ôta la gamelle du feu, la mit dans l’évier, et fit couler de l’eau froide dessus. Elle se félicita de bien penser à éteindre le gaz. Elle avait eu chaud.
Elle ouvrit la fenêtre de la cuisine, et se dirigea vers le salon pour ouvrir une fenêtre.

Putain, les goûts de chiottes de la vieille ! C’est hallucinant ! Tout est pareil ! On se croirait dans la peau de Madame Maslovitch ! (Elle nota sur un nouveau post-il mental de tester cette petite blague sur Julia avant de la diffuser plus largement).

Elle prit le couloir qui menait à la chambre pour ouvrir une autre fenêtre. Les volets de la chambre étaient fermés. Une odeur de renfermé couvrait presque l’odeur de brûlé. Elle marcha vers la fenêtre à tâtons mais buta sur un meuble et fit tomber quelque chose. Elle enjamba le quelque chose, parvint à ouvrir la fenêtre et prit une bonne bouffée d’air.
Elle se baissa pour ramasser la mallette qu’elle venait de renverser.
Elle y remit très vite des cartes IGN, des photocopies de billets d’avions, des quittances de loyer, des billets de 50 € par liasses, une photographie de Julia.

Re-clic.

Une photo de Julia ?
C’est quoi ce bordel ?

la suite…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :